Localisation & Histoire
Située au cœur d’un territoire bien connecté, Courcelles-lès-Lens bénéficie d’un emplacement stratégique entre grands axes routiers, voies navigables et pôles urbains majeurs, tout en portant une histoire locale riche, façonnée par les siècles, l’activité humaine et les grandes mutations régionales.
La commune regroupe les Courcelloises et les Courcellois, dans un cadre de vie à taille humaine. (Données 2022 : Insee)
Un territoire équilibré, entre espaces de vie, axes de circulation, environnement fluvial et patrimoine local.
Situer rapidement Courcelles-lès-Lens
Grâce à sa position idéale, la commune profite d’un accès rapide aux grands axes du secteur et reste facilement identifiable au sein du territoire.
Cette carte permet de visualiser immédiatement son implantation et sa proximité avec plusieurs pôles urbains majeurs.
Comment venir à Courcelles-lès-Lens ?
Accès routier
- Autoroute A21 au nord de la ville, axe Lens / Valenciennes, avec échangeur sur le territoire communal.
- Autoroute A1 au sud-ouest, axe Lille / Paris, accessible en environ 3 minutes.
- Route nationale N43 au sud de la ville, sur un axe est-ouest.
- Routes départementales C.D.160 (sud-nord) et C.D.160E (ouest-est).
Voies navigables
- Canal à grand gabarit : le canal de la Haute-Deûle
- Plan d’eau : plus de 5 hectares
- Bassin des eaux pluviales : un hectare
- Relais fluvial : port de plaisance
Loisirs et tourisme fluvial
Courcelles-lès-Lens bénéficie d’un environnement favorable aux déplacements et aux loisirs liés à l’eau, en lien direct avec le canal de la Haute-Deûle.
Liaison avec les grands centres urbains
Liaison par chemin de fer
Les gares les plus proches de la commune sont :
- Dourges : 4 km
- Hénin-Beaumont : 5 km
- Ostricourt : 6 km
- Leforest : 6 km
- Douai : 10 km
Liaison par air
L’aéroport le plus proche est Aéroport de Lille-Lesquin, situé à environ 20 kilomètres.
Courcelles-lès-Lens à travers les siècles
L’histoire de Courcelles-lès-Lens mêle héritage religieux, influence seigneuriale, évolution administrative, essor industriel et mémoire des conflits. Le territoire a conservé, à travers son nom, ses vestiges et ses symboles, les traces d’un passé profondément ancré dans l’histoire locale.
Un nom, une origine, une identité
Origine du nom
Le nom Courcelles résulte de la réunion de COUR, issu du bas-latin Cortis ou Curtis, signifiant « cour de ferme », et de CELLAE, pluriel de Cella, pouvant être rapproché d’un ermitage ou d’un petit établissement religieux.
Le sens de « lès »
La mention lès-Lens ne traduit pas seulement une proximité géographique : elle renvoie surtout à une dépendance historique à l’ancien bailliage de Lens. En 1951, par décision municipale, le « z » de Lez fut officiellement remplacé par un « s ».
Des origines anciennes aux premières implantations
Avant le village
Aucun témoin néolithique n’a été identifié sur la commune, même si des découvertes de silex et d’outils préhistoriques ont été réalisées dans plusieurs localités voisines du secteur.
Un territoire marqué par l’eau
Une partie du territoire aurait autrefois été sous les eaux. Une sorte de digue sur pilotis permettait le passage entre Évin et Noyelles, en franchissant marécages et ancien cours d’eau disparu, le Boulenrieu.
Vestiges gallo-romains
Des découvertes de vases, monnaies, poteries, armes, bijoux et sépultures gallo-romaines témoignent d’occupations anciennes sur le territoire de la commune.
Des premières invasions au Moyen Âge
Antiquité tardive
Le territoire faisait partie de l’Atrébatie, ancien nom de l’Artois, dans un paysage de bois et de marécages. Occupée par les Romains, la région fut progressivement évangélisée.
Invasions et instabilité
Les grandes invasions dès le Ve siècle, puis les incursions normandes entre 879 et 883, ont profondément marqué le pays. Les habitants trouvaient refuge dans des souterrains pour échapper aux pillages.
Seigneurie et abbaye
Le premier seigneur connu, Siger de Loos et de Courcelles, est mentionné au XIe siècle. L’histoire locale reste aussi liée à l’Abbaye d’Anchin, qui joua un rôle important dans la fondation et l’organisation ancienne du territoire.
Du Moyen Âge à la Révolution
Courcelles-lès-Lens traverse plusieurs périodes de troubles : guerres, dévastations, épidémies et mutations seigneuriales. La commune dépend alors du château de Lens et s’inscrit pleinement dans l’histoire de l’Artois.
Périodes difficiles
La commune subit notamment les effets des conflits médiévaux, les passages d’armées ainsi que les conséquences de la lèpre apparue en Artois au XIIIe siècle.
Révolution française
Avec la Révolution, la commune se dote d’une véritable organisation municipale. Le maire Antoine Deprez est assisté de douze notables, tandis que les biens nationaux et communaux font l’objet de partages et de ventes.
Le tournant industriel et les guerres
Le XIXe siècle transforme profondément la commune avec les industries agricoles, puis surtout l’exploitation houillère. Les deux guerres mondiales laisseront ensuite une empreinte douloureuse dans la mémoire locale.
Grandes transformations locales
Le XIXe siècle débute avec plusieurs activités agricoles et sucrières, dont les établissements Delaby et Vendeville.
La concession houillère entre en service et contribue fortement au développement économique local avant sa fermeture en 1948.
L’implantation d’une importante usine de fonte et de laminage du zinc, développée ensuite par Penarroya, renforce durablement l’activité du secteur.
La mémoire des guerres
Les conflits de 1914-1918 et 1939-1945 ont laissé une empreinte profonde dans l’histoire communale. Les monuments élevés aux martyrs rappellent le poids des épreuves traversées par la commune.
Une commune honorée
Victime de l’invasion et des destructions provoquées par la guerre, Courcelles-lès-Lens a reçu en 1920 la Croix de guerre, symbole de mémoire et de reconnaissance.
Les pierres et les vestiges du passé
La Croix Brogniard
Située rue Pasteur, au lieu-dit l’Alouette, elle constitue l’un des plus anciens vestiges de la commune. Elle rappelle l’existence d’un seigneur de Courcelles ayant vécu dans la seconde moitié du XIVe siècle.
La tradition locale lui rattache également la légende de la Borne Saint Brayou, à laquelle on prêtait le pouvoir de calmer les enfants pleureurs.
Le vieux moulin
Dernier survivant des anciens moulins de la commune, il est situé près de la rue des Fusillés, au « sentier du moulin ». Son existence est signalée dès 1760, avant même la Révolution.
Il rappelle l’importance des usages agricoles anciens, entre mouture du blé et travail lié à l’huile dans un territoire autrefois très vivant.
