L’Église
Majestueuse et centrale, l’église de Courcelles-lès-Lens incarne à la fois l’histoire locale, la générosité d’une famille courcelloise et la mémoire d’un édifice plusieurs fois éprouvé, puis reconstruit.
Le projet de reconstruction devient possible grâce au legs d’Alexandre Duprez, qui offre à la commune une somme destinée à faire édifier une nouvelle église sur l’emplacement de l’ancienne.
Bénie en septembre 1905, l’église s’impose rapidement comme l’un des repères architecturaux majeurs du centre de la commune.
Une silhouette forte au cœur de la ville
Par son élancement, sa façade de brique et son implantation centrale, l’église participe pleinement à l’identité visuelle de Courcelles-lès-Lens.
Elle reste aujourd’hui encore un témoin majeur de l’histoire communale, entre héritage religieux, ambition architecturale et mémoire locale.
Une reconstruction devenue indispensable
Un bâtiment menacé
Avant la construction de l’édifice actuel, l’ancienne église présentait un état de vétusté très avancé. Les risques pesant sur la voûte et la fragilité générale du bâtiment ont conduit élus et paroissiens à envisager une reconstruction devenue urgente.
Le don de la famille Duprez
La situation se débloque grâce au testament d’Alexandre Duprez, qui lègue 100 000 francs à la commune pour reconstruire l’église, à condition qu’elle soit rebâtie au même emplacement et dans un délai de quinze ans.
Du projet à la réalisation
Études et financement
Le projet avance au début du XXe siècle grâce à plusieurs délibérations municipales. Les plans sont confiés à Monsieur Normand, architecte à Arras, puis complétés par des études financières afin d’assurer le financement global des travaux.
Construction et finitions
La construction démarre en 1903. Une horloge est ajoutée en 1904, puis différents travaux correctifs et équipements viennent parachever l’édifice jusqu’à la réception définitive quelques années plus tard.
Une inauguration marquante
L’église est bénite le 13 septembre 1905. Cette cérémonie, associée au ministère de l’abbé Jules Verdière et à la présence de l’évêque d’Arras, marque durablement la vie communale et religieuse de l’époque.
Une église éprouvée par la guerre
Les destructions de 1914-1918
À la fin de la Première Guerre mondiale, l’église est très sérieusement endommagée. Le clocher est touché, la cloche est précipitée du haut de la tour et le centre de la commune subit lui aussi les effets du conflit.
Une reconstruction patiente
Après-guerre, les paroissiens doivent patienter plusieurs années avant de retrouver un édifice restauré. Les travaux s’achèvent seulement vers 1931, après une longue période d’adaptation et de culte dans des lieux provisoires.
Un repère architectural
Par sa hauteur, son clocher et sa composition en brique, l’église reste un élément immédiatement identifiable du paysage urbain. Elle structure encore aujourd’hui la perception du centre-bourg.
Un lieu de mémoire
Au-delà de sa fonction cultuelle, elle rappelle la générosité de ses donateurs, l’engagement communal du début du XXe siècle et la capacité du territoire à reconstruire après les destructions de guerre.
